Le stress au travail

Qu’est ce que le stress ?

D’après l’agence Européenne pour la sécurité et la santé au travail, un état de stress « survient  lorsqu’il y a déséquilibre entre la perception qu’une personne a des contraintes que lui impose son environnement et la perception qu’elle a de ses propres ressources pour y faire face.

(Extraits du dossier  ED 5021  Le stress au travail – octobre 2003-  INRS )

Bien que le processus d’évaluation des contraintes et des ressources soit d’ordre psychologique, les effets  du stress ne sont pas uniquement de nature psychologique. Il affecte  également la santé physique, le bien être et la productivité de la personne qui y est soumis » :

Dans cette définition , on peut repérer trois éléments :

  • les sources du stress qui sont  ici les contraintes au travail
  • l’état de tension ou de stress lié au déséquilibre entre contraintes et ressources
  • les conséquences ou effets du stress sur la santé des salariés et sur la productivité de l’entreprise

Face à ces contraintes, le salarié va dans un premier temps les subir et se sentir impuissant. Après cette première étape, il tentera de réagir et de s’adapter et trois attitudes sont alors observées: réactions d’ordre émotionnels – réactions d’évitement (changement de poste ou arrêt de travail) – la recherche de solutions (meilleure information- réorganisation du travail – stratégie collective)

Si ces réactions deviennent inefficaces pour les personnes ou inacceptables pour l’organisation, alors l’état de stress devient chronique, menaçant l’intégrité physique et mentale des personnes.

Les risques pour l’homme

L’état de stress n’est pas une maladie . Mais par son intensité et sa durée, il peut menacer la santé  physique et mentale des personnes.

En 1936, Selon Hans Heyle, endocrinologue autrichien décrit les trois phases de la réponse biologique de l’organisme à un stimulant stressant. Aujourd’hui, il est reconnu que cette réponse peut être modulée  selon le type de facteur de stress et les expériences  passées.Ainsi face à une situation stressante qui nous paraitra ressemblante, la personne va répondre sur le plan biologique, par une stimulation hormonale d’une intensité et d’une durée modulées par celle précédemment mémorisée et va entrainer des symptômes  d’une intensité parfois disproportionnées par rapport à la cause.

Ces trois phases sont les suivantes :

  • Phase 1 :l’organisme se prépare « au combat ou à la fuite»
  • Phase 2 : l’organisme entre en « résistance»
  • Phase 3 L’organisme rentre en phase «d’épuisement»

En quelques semaines des symptômes divers apparaissent d’ordre physiques du type douleurs, troubles du sommeil, de l’appétit, digestion, oppression, ou d’ordre émotionnels en particulier sensibilité et nervosité accrues, crises de larmes, de nerfs, angoisses, excitation, tristesse, sensation mal être ou d’ordre intellectuels, entre autre perturbation de la concentration, difficultés à prendre des initiatives ou des décision.

Quelles mesures de prévention à mettre en place ?

Prévenir l’état de stress, c’est promouvoir au sein des entreprises des modes d’organisation «sains »

On rencontre trois catégories d’actions de prévention dans les entreprises :

  • la prévention primaire vise à améliorer une situation de travail déjà stressante avant que les problèmes  de santé n’apparaissent. Il peut s’agir de repérer les sources de stress, les groupes de salariés exposés – mettre en place des actions au niveau collectif en matière organisationnelles, communication, aménagement des environnements – promouvoir des méthodes individuelles de prévention comme information sur l’hygiène de vie.
  • La prévention secondaire va consister à limiter les effets de situations stressantes chez des personnes présentant déjà des symptômes avérés. A ce stade, les interventions souvent développées sont des programmes qualifiées de gestion individuelle de stress et aussi amélioration des postes de travail et leur environnement matériel.
  • La prévention tertiaire vise les salariés  souffrant  de problèmes de santé et qui ne peuvent plus faire face aux contraintes imposées par le travail. Sur un plan individuel , il peut s’agir de psychothérapies ; sur un plan plus collectif ce sont des réunions de « débriefing » très adaptées ou des mesures d’organisation du travail.

Pour compléter cet article et faire le lien avec la thématique du site «faireunbilandecompétences»  il semble intéressant d’ajouter ce que l’institut supérieur de rééducation psychomotricité préconise en matière de mesures appropriées pour réduire les risques de stress : favoriser l’évolution des personnes  en  favorisant le développement des compétences et leur reconnaissance.

L’outil qu’est le bilan de compétences  est une  réponse potentielle pour soutenir individuellement le salarié dans un processus de santé mentale au travail.

Auteur :  Brigitte Guerci -Leroux – Consultante en bilan de compétences et formatrice en gestion  de stress . 

 

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