Comment reconnaître un bon consultant en bilan de compétences

Vous songez à vous faire accompagner par un consultant pour réaliser un bilan de compétences ? Voici la marche à suivre pour sélectionner un vrai pro, dans un univers où les disparités entre consultants peuvent être importantes.

Besoin de changer de métier, d’éclaircir votre avenir professionnel, donner un nouvel élan professionnel, cibler une formation, faire une VAE, sécuriser le départ de votre entreprise suite à un licenciement (ou une rupture conventionnelle) ou valider un projet de création …autant de défis qu’un consultant en bilan peut vous aider à relever. Mais attention ! Tout comme la profession d’expert-comptable ou d’avocat, celle de consultant en bilan de compétences est réglementée même si les expertises diffèrent d’un consultant à l’autre.

 « Un consultant en bilan de compétences a une formation et une expérience ad hoc »

Quand vous rencontrez un consultant pour une prestation de bilan de compétences, analysez son CV. Le niveau général de formation du consultant doit être comparable à celui de la personne à accompagner. Quelqu’un qui a arrêté ses études au niveau de la licence ne peut pas nécessairement aider à évoluer professionnellement un manager diplômé d’une grande école. Autre point capital à vérifier : votre interlocuteur a-t-il suivi une formation spécifique au bilan de compétences ? Celle-ci enseigne la méthodologie, la déontologie, la démarche. Dans tous les cas, la formation au bilan de compétences doit être complétée par une pratique du métier d’au moins trois ans.

« Sa boîte à outils comporte au moins trois instruments »

Un consultant en bilan de compétences professionnel maîtrise au moins trois outils d’évaluation. Parmi les outils efficaces, on peut citer le MBTI, le GOLDEN, le RIASEC, l’IRMR, … Votre interlocuteur doit vous décrire ses outils, ainsi que le degré de leur maîtrise par les diplômes qui les sanctionnent. En revanche, la psychanalyse n’a rien à faire dans la boîte à outils du consultant en bilan de compétences : ses fondements et ses modes d’action sont totalement inadaptés à des objectifs d’évolution professionnelle. Et gare au consultant qui cite l’« écoute » comme l’un de ses outils…

« Il aborde sa mission avec méthode »

Comme tout consultant, un consultant en bilan de compétences doit produire certains résultats, et pour ce faire adopter une approche méthodologique. A partir de l’objectif que vous lui décrivez au cours de votre première rencontre, il doit successivement : faire un état des lieux ; clarifier vos attentes réelles, qui peuvent différer de celles que vous aviez exprimées initialement ; se prononcer sur la faisabilité du projet ainsi redéfini. Après s’être assuré de cette faisabilité, il doit vous dire quels moyens il emploiera, combien de temps cela prendra, ce qu’il vous en coûtera en terme d’implication, etc. Sachez qu’un bilan de compétences est toujours de courte durée : de trois semaines à quatre mois maximum.

« Il affiche sa déontologie »

Au fil des séances, le consultant en bilan de compétences sera amené à avoir connaissance de données confidentielles sur la personne qu’il accompagne et sur son entreprise. Avant de travailler avec un consultant en bilan de compétences, vous devez donc vous assurer qu’il respecte une stricte déontologie. Le contrat de bilan de compétences doit spécifier que tout le contenu des séances demeurera confidentiel : le consultant en bilan de compétences s’engage à ne communiquer sous aucun prétexte à une tierce personne une information ou un document lié à sa mission. Le contrat doit également stipuler que le consultant en bilan de compétences ne pourra pas citer la personne accompagnée dans ses démarches commerciales sans autorisation écrite de celles-ci.

Auteur : Vincent Bergère

 

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